Chaque année, à la bascule de septembre vers octobre, Saint-Tropez retrouve une autre allure. L’effervescence des grandes semaines d’été s’éloigne peu à peu. Dans le golfe, les premières voiles apparaissent à l’horizon.
Du 26 septembre au 4 octobre 2026, elles seront plus de 250 à rejoindre Saint-Tropez pour la 28e édition des Voiles, organisée par la Société Nautique de Saint-Tropez.
Pendant neuf jours, Modernes, Maxis et yachts de Tradition se partageront le plan d’eau. Une cohabitation devenue la signature de l’événement. Mais réduire Les Voiles de Saint-Tropez à une compétition serait passer à côté de l’essentiel. Au fil des éditions, le rendez-vous est devenu l’un des moments les plus attendus de l’arrière-saison méditerranéenne, une semaine durant laquelle le village semble retrouver quelque chose de son identité première, profondément liée à la mer.
Tout commence le 29 septembre 1981. Ce jour-là, deux bateaux se lancent un défi : Pride, un Swan 44 américain, et Ikra, un 12 M JI. Le principe tient presque sur un coin de table. Partir devant Saint-Tropez, contourner le haut-fond de la Nioulargo et rejoindre Pampelonne, avec une arrivée devant le Club 55.
De ce pari entre marins naît la Nioulargue, qui deviendra au fil des années l’un des grands rendez-vous de la voile en Méditerranée. Après une interruption dans les années 1990, l’esprit de la manifestation renaît en 1999 sous un nouveau nom : Les Voiles de Saint-Tropez.
La formule, elle, n’a jamais vraiment changé. Réunir les générations, les architectures et les cultures nautiques sur un même plan d’eau, sans perdre ce mélange de compétition et de convivialité qui faisait déjà le charme des premières éditions.
Plus de quatre décennies après ce premier défi, l’événement appartient désormais pleinement à l’histoire du village.
Cette 28e édition s’annonce particulièrement spectaculaire. Près de 50 Maxis sont attendus dans le golfe, avec des unités parmi les plus performantes du circuit international. Les Maxis 1 se disputeront notamment le Trophée Edmond de Rothschild, tandis que l’année 2026 marque les 150 ans de l’aventure Gitana initiée par la famille Edmond de Rothschild.
Mais les regards devraient surtout se tourner vers le retour des Classe J. Trois de ces géants des mers sont annoncés à Saint-Tropez. Nés dans les années 1930 pour disputer la Coupe de l’America, les Classe J occupent une place à part dans l’histoire du yachting. Leurs proportions, leurs immenses voilures et leurs lignes extraordinairement élancées en ont fait de véritables icônes de l’architecture navale.
À leurs côtés, les yachts de Tradition rappelleront que Les Voiles sont aussi un formidable conservatoire du patrimoine maritime. Le jeudi 1er octobre, le Trophée Gstaad Yacht Club des Centenaires réunira ainsi des voiliers âgés de plus de cent ans pour une régate à départs décalés.
Des bateaux dessinés à plusieurs générations d’intervalle se retrouveront donc, une fois encore, sur les mêmes eaux.
Dès le lundi 28 septembre, le golfe entrera véritablement en scène avec les premières régates des Maxis et des Modernes, avant l’arrivée des voiliers classiques le lendemain.
Tout au long de la semaine, les courses se succéderont au large de Saint-Tropez et de Pampelonne, ponctuées par quelques-uns des rendez-vous emblématiques de l’événement. Le Trophée Rolex, la mythique Club 55 Cup ou encore le Trophée Gstaad Yacht Club des Centenaires viendront rythmer cette 28e édition. Les dernières régates se tiendront les vendredi 2 et samedi 3 octobre, avant les remises de prix qui clôtureront Les Voiles le dimanche 4 octobre.

Il existe d’ailleurs une façon très particulière de découvrir Saint-Tropez à cette période de l’année.
Les Voiles appartiennent à ce Saint-Tropez là. Un Saint-Tropez plus marin, plus confidentiel. C’est aussi ce moment de l’année qui rappelle que la presqu’île ne se résume plus à sa seule saison estivale. Saint-Tropez s’habite désormais bien au-delà des mois de juillet et août. Ses propriétés, ses jardins, ses plages et ses villages composent un territoire dont le charme se révèle peut-être davantage encore une fois l’été passé.
Cette relation à la mer et au paysage participe depuis toujours à l’attractivité de l’immobilier de prestige tropézien. À Saint-Tropez comme à Ramatuelle, Gassin ou Grimaud, la proximité de la mer reste naturellement au cœur des adresses les plus recherchées. Villas avec vue sur le golfe, propriétés proches de Pampelonne ou maisons à quelques minutes du village prolongent, à leur manière, cet art de vivre méditerranéen.
Présente à Saint-Tropez et sur l’ensemble de la Côte d’Azur, Magrey & Sons accompagne depuis plus de 50 ans une clientèle française et internationale dans la recherche et la vente de propriétés d’exception.
À l’approche des Voiles de Saint-Tropez 2026, le golfe s’apprête une nouvelle fois à offrir l’un de ses plus beaux spectacles.